Vous pouvez vous inscrire à France Travail dès le lendemain de votre dernier jour de travail (ou, en préavis, dès la fin de celui-ci), et au plus tard dans les 12 mois qui suivent la fin de votre contrat si vous voulez toucher l’allocation chômage. L’inscription est gratuite, en ligne sur francetravail.fr ou en agence. Après l’inscription viennent un délai d’attente de 7 jours avant tout versement, parfois prolongé par des différés, et un entretien avec un conseiller dans les 30 jours.

L’inscription à France Travail en quatre repères
  • lendemaindu dernier jour de travail : on peut s’inscrire dès ce jour-là
  • 12 moisaprès la fin du contrat : limite pour s’inscrire si l’on veut l’allocation
  • 7 joursde délai d’attente avant le versement de l’allocationdes différés peuvent s’y ajouter
  • 30 joursau plus tard après l’inscription pour l’entretien avec un conseiller

Stand : octobre 2026 · Sources : service-public.gouv.fr (fiche F1636) et unedic.org.

S’inscrire tôt : pourquoi ne pas attendre

Rien n’oblige à s’inscrire, mais c’est ce qui donne le statut de demandeur d’emploi et ouvre l’accès aux droits : accompagnement, allocation si vous y avez droit, protection sociale. La date de prise en compte de l’inscription est le jour de votre enregistrement par internet, ou celui où un téléconseiller l’enregistre : s’inscrire le lendemain de la fin du contrat plutôt qu’un mois plus tard, c’est donc commencer le délai d’attente plus tôt.

Les conditions : chercher un emploi, être disponible, avoir plus de 16 ans, habiter en France, et, pour un étranger, détenir un titre de séjour qui autorise à travailler. L’allocation, elle, suppose d’avoir travaillé une période minimale (la durée d’affiliation).

Quel est le dernier jour pour vous inscrire ?

Indiquez le dernier jour de votre contrat. Le calcul se fait dans votre navigateur : rien n’est envoyé.

Règle de Service-Public : s’inscrire au plus tard dans les 12 mois qui suivent la fin du contrat. S’inscrire plus tôt est toujours possible, et préférable.

Les documents à préparer

La carte Vitale avec votre numéro de sécurité sociale est indispensable. En ligne, vous renseignez aussi votre pièce d’identité et un justificatif de domiciliation, puis vous complétez l’espace personnel : motif d’inscription, diplômes, CV, parcours professionnel (certificat de travail, fiches de paie, attestation France Travail) et RIB. Un Français peut justifier son identité avec la carte Vitale, la carte d’identité ou le passeport ; ce qu’il faut pour un étranger est détaillé par Service-Public (liste de titres de séjour).

Inutile d’attendre le dernier papier : vous pouvez les transmettre en plusieurs fois. Si l’attestation de votre employeur tarde, inscrivez-vous quand même. Pour retrouver une carte Vitale égarée, voyez la carte Vitale perdue.

Après l’inscription : entretien, espace personnel

Les documents pour s’inscrire

Votre espace personnel contient l’attestation d’inscription (carte de demandeur d’emploi), l’avis de changement de situation et la notice sur vos droits et obligations. Vous devez ensuite avoir un entretien avec un conseiller dans les 30 jours au plus tard, pris en ligne dans votre espace : c’est à partir de cet entretien que votre contrat d’engagement est préparé.

Une réinscription suit la même logique : si la précédente inscription date de moins de 6 mois, elle se fait en ligne, sans refournir les documents ni nouvel entretien, mais l’attestation de votre ex-employeur est nécessaire si vous avez travaillé pendant ces 6 mois.

Quand l’allocation démarre : délai d’attente et différés

Un délai d’attente de 7 jours s’applique obligatoirement à partir de l’inscription ; France Travail ne l’applique pas une seconde fois s’il vous a déjà été appliqué dans les 12 mois précédents. À cela peuvent s’ajouter des différés d’indemnisation : un différé spécifique si vos indemnités de rupture dépassent le minimum légal (plafonné à 150 jours calendaires, 75 pour un motif économique), et un différé congés payés si vous touchez une indemnité de congés non pris (30 jours au plus). Ces différés reportent le début du versement sans réduire la durée de vos droits.

Exemple de l’Unédic : un contrat qui se termine le 31 mars, une inscription le 2 juin, un premier versement au plus tôt le 9 juin.

Après une rupture conventionnelle

Le délai pour s’inscrire est le même. Ce qui change, ce sont les règles d’indemnisation : pour les fins de contrat fixées par la convention de rupture à compter du 1er septembre 2026, la durée maximale est de 15 mois avant 55 ans (20 mois en outre-mer hors Mayotte) et de 20,5 mois à partir de 55 ans (30 mois en outre-mer), avec une prolongation possible sur demande après 55 ans. Seule la rupture conventionnelle individuelle est concernée. Si vous approchez de la retraite, voyez aussi l’âge de départ à la retraite.

Garder les papiers de la fin de contrat

À la main : un dossier « fin de contrat » avec le certificat de travail, l’attestation employeur, les derniers bulletins et l’attestation d’inscription, une photo de chacun le jour où vous les recevez, et le dernier jour de contrat noté dans l’agenda (le calculateur ci-dessus vous le rappelle). Paperlock lit ces documents, les range dans un coffre protégé par Face ID et retrouve « mon attestation employeur » quand France Travail la réclame.

Votre cas est particulier (arrêt maladie, multi-employeurs, indépendant) ? Appelez le 39 49 ou demandez à votre conseiller, qui seul calcule vos droits.