L’autorisation de sortie du territoire (AST) est obligatoire dès qu’un mineur qui vit en France sort du pays sans l’un de ses parents (ou une autre personne ayant l’autorité parentale) : voyage scolaire, séjour linguistique, vacances chez un oncle à Barcelone. C’est le formulaire cerfa 15646*01, rempli et signé par un seul parent, accompagné de la photocopie de sa pièce d’identité. Il ne passe par aucune administration et vaut au maximum un an. L’enfant le présente au contrôle à la frontière, avec sa propre carte d’identité ou son passeport.
Un enfant qui part avec son père seul ou sa mère seule, lui, n’a pas besoin d’AST, même si les parents sont séparés.
- 1 parentsuffit pour signertitulaire de l’autorité parentale
- 1 ande validité au maximumdurée fixée par le parent
- 0 guichetni mairie, ni préfecture, ni commissariat
- 3 papiersvoyagent avec l’enfantAST, copie de la pièce du parent, pièce d’identité de l’enfant
Mis à jour en octobre 2026 · Source : service-public.gouv.fr, fiche F1359.
Qui en a besoin, et qui n’en a pas besoin
L’AST concerne deux situations : le mineur français qui vit en France et le mineur étranger qui vit habituellement en France, dès qu’il quitte le territoire sans un titulaire de l’autorité parentale.
Elle ne concerne pas :
- l’enfant qui voyage avec un seul de ses parents, quelle que soit la situation du couple ;
- le mineur français qui vit à l’étranger et repart après un séjour en France ;
- le mineur étranger qui vit à l’étranger et ne fait que séjourner en France ou y transiter.
Un piège classique : un trajet entre la métropole et un département d’outre-mer n’est pas une sortie du territoire, sauf s’il comporte une escale à l’étranger. Dans ce cas, l’AST redevient nécessaire.
Ce que l’enfant doit avoir sur lui
Le formulaire seul ne suffit pas. Le jour du départ, l’enfant doit présenter :
- l’AST remplie et signée ;
- la photocopie lisible de la pièce d’identité du parent signataire. Pour un parent français, une carte d’identité ou un passeport valide ou périmé depuis moins de cinq ans. Pour un parent ressortissant de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou de Suisse, une carte d’identité ou un passeport en cours de validité ; pour un parent d’un autre pays, un passeport en cours de validité. Dans ces deux derniers cas, un titre de séjour français en cours de validité (carte de séjour temporaire, carte de résident…) figure aussi dans la liste ;
- sa propre pièce d’identité valide : carte d’identité ou passeport, avec un visa si le pays de destination l’exige.
La photocopie doit laisser lire le nom et les prénoms, la date et le lieu de naissance, la photo, la signature, les dates de délivrance et de validité et l’autorité qui a délivré le document. Une copie trop sombre ou coupée, c’est une discussion évitable au contrôle.
Aucun autre document ne peut être exigé. Service-Public insiste : le livret de famille ne peut pas être demandé à la frontière, même si l’enfant et le parent signataire ne portent pas le même nom. Une copie peut tout de même éviter un malentendu.
Remplir le formulaire
- Ouvrir le formulaire sur Service-Publicà compléter en ligne, ou le cerfa vierge à remplir à la main
- Renseigner l’enfant et le parent signataireidentité, adresse, qualité de titulaire de l’autorité parentale
- Fixer la duréele temps d’un voyage ou plus longue, sans dépasser 1 an
- Imprimer, signer, joindre la copie de votre piècerien à faire valider par une administration
Le formulaire se trouve sur Service-Public : vous pouvez le compléter en ligne puis télécharger le document rempli, ou imprimer le cerfa vierge et l’écrire à la main. Ensuite, vous signez, vous joignez la copie de votre pièce d’identité, et c’est tout. Aucun passage en mairie, en préfecture ou au commissariat n’est prévu.
La durée, c’est vous qui la choisissez : les dates d’un voyage précis ou une période plus longue (six mois, par exemple, pour un enfant qui fait plusieurs séjours), sans jamais dépasser un an.
Parents séparés : qui signe ?
Tout dépend de l’autorité parentale, pas de la résidence de l’enfant :
| Situation | Qui peut signer l’AST |
|---|---|
| Parents en couple | l’un ou l’autre, une seule signature suffit |
| Autorité parentale conjointe après séparation | l’un ou l’autre ; l’accord de l’autre parent est recommandé |
| Autorité parentale exclusive par décision de justice | uniquement le parent qui la détient |
Attention : si l’enfant fait l’objet d’une opposition de sortie du territoire (OST) ou d’une interdiction de sortie du territoire (IST), il ne peut pas quitter la France, même avec une AST en règle. Une IST doit d’abord être levée par une déclaration devant un officier de police judiciaire.
En cas de souci à la frontière ou à l’embarquement
Si un agent réclame un livret de famille, refuse l’AST ou conteste la signature, Service-Public renvoie vers la Police aux frontières (dcpaf-cic@interieur.gouv.fr). Une compagnie aérienne n’a pas le droit de refuser l’embarquement au seul motif que le nom du parent signataire diffère de celui de l’enfant, si l’AST est correctement remplie. En cas de refus, adressez une réclamation à la compagnie ; sans réponse sous deux mois, vous pouvez saisir la Direction générale de l’aviation civile.
Pour le reste (visa, validité minimale du passeport exigée par le pays), seules les règles de la destination comptent : vérifiez la fiche Conseils aux voyageurs du pays, et la page documents pour voyager à l’étranger pour la liste complète.
Garder la trace sans y repenser
L’AST elle-même se jette après le voyage, mais la copie de votre pièce d’identité et celle de l’enfant reviendront à chaque départ. À la main : scannez-les une fois, rangez-les dans un dossier « voyages » avec le cerfa vierge, et notez dans votre agenda la date d’expiration de la carte ou du passeport de l’enfant ; les délais de renouvellement sont sur la page carte d’identité périmée.
Paperlock garde ces copies au même endroit, protégées par Face ID, et lit les dates d’expiration des pièces d’identité : si vous activez les rappels, il vous prévient six mois, puis 30 et 7 jours avant. Assez tôt pour refaire la carte avant le voyage de fin d’année.
Une situation familiale compliquée, une décision de justice en cours ? Renseignez-vous auprès de la Police aux frontières ou d’un professionnel du droit avant le départ.